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Profil d’un rider : Yannick Thibault

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What’s up Yannick! Depuis ta dernière entrevue avec nous, ta carrière en wakeboard est sur une excellente lancée. Qu’est-ce qui s’est passé depuis!

Eh bien, maintenant, je peux enfin rider derrière un bateau grâce à l'école de wake Orbite Sport et j'ai eu mon premier commanditaire de planche, Gator Board. J'ai eu la chance d'être coach au camp de wake The Projects en Floride durant le printemps et l’automne. J'ai aussi participé à quelques grandes compétitions dont je n'aurais jamais pensé faire partie. En gros, ma carrière de wake est rendue à un point bien au-delà de ce que j'aurais imaginé lorsque j'étais plus jeune.

Tu as eu la chance de rider avec l’élite internationale et de compétitionner avec plusieurs. Qu’est-ce que ça te fait?

Ha! Ha! Je crois que le fait d'avoir ridé et côtoyé certains des meilleurs riders de wake, c'est comme avoir joué sur le premier trio de l'équipe de hockey avec Sidney Crosby et Evgeni Malkin!!! Ces gars-là sont nos idoles et même si on devient bon copain avec eux, ils restent des modèles, selon moi. Chaque fois que je suis avec un de ces grands noms, je me sens toujours « petit dans mes shorts » et le fait de compétitionner avec eux est très intimidant. Tu te retrouves sur le quai avant ta run avec le gars qui t'a influencé le plus sur la façon que tu rides. Ça demande beaucoup de préparation et de concentration.

Quel est le meilleur fait marquant que tu as eu en compétition?

Je crois que c'est la deuxième fois que j'ai gagné le Championnat canadien sur les rails en 2007. Il y a eu beaucoup de moments forts en compétition. Je pense à la fois que j’ai éliminé Shane Bonifay durant le Carnival. Olivier et moi avons participé au Red Bull Wake Lab. Mais les images que j'ai retenues cette soirée-là, c'est de voir Oli Derome monter sur la première marche du podium. Même si je n'ai pas bien ridé cette fois-là, j'étais vraiment content pour lui.

Tu es rendu sur le team Gator Board, depuis un an. Comment c’est de rider avec un des teams les plus core dans l’industrie du wake?

C'est vrai que les gars ont un style vestimentaire assez particulier! Je dois avouer que je ne déteste pas ça, même si, très souvent, je me sens intimidé par quelques-uns. La plupart des membres du team Gator Board sont originaires de la côte ouest américaine. Tout porte à croire que le style vestimentaire et les tatous sont bien à la mode là-bas. Gator board est en pleine expansion avec le nouveau team et du matériel vraiment plus haut de gamme qu'auparavant. Je pense qu'ils sont un sérieux compétiteur pour les autres marques de wake.

Comment ont-ils réussi à t’approcher?

Gator Board est mon premier vrai commanditaire de planche. Ma relation avec Gator a commencé au Championnat canadien de 2007. Depuis quelques compétitions, je voyais Chris Guard, le représentant de Gator Board, et j’ai tranquillement commencé à lui parler. Donc, nous étions à Wasaga Beach en Ontario et je lui ai mentionné que je n'avais aucun commanditaire de planche et que Gator Board m'intéressait beaucoup. L'année suivante, Oli, Daniel Mavrey et moi sommes allés au pool jam du Boat Show de Toronto et Chris ma fait signer un très bon contrat avec Gator Board.

As-tu déjà vu ou ridé avec Erik « Gator » Lutgert?

Oui, durant le photo shoot 2009 de Gator Board. Tous les riders dormaient chez Erik. Pendant les sessions de photos, les wakeboarders et wakeskaters étaient dans deux bateaux différents. Donc, j’étais dans celui d'Erik avec Riky Gonzalez et Kyle Rattray. J'ai été très chanceux et ça ma vraiment amusé d'être avec eux. Et à ma grande surprise, Erik a choisi ma photo pour la mettre en page couverture de sa brochure en 2009. Ça m’a fait chaud au cœur et ça me donne beaucoup d'énergie pour continuer à percer et essayer de pousser mes limites sur les rails.

Qui t’a coaché le plus l’an passé?

Je dirais qu’Olivier Derome m’a le plus aidé. Je lui en suis très reconnaissant d’ailleurs. Il a fait preuve de grande patience envers moi au Projects avec mon tempérament un peu bizarre parfois. Oli a su me remettre à ma place. Avec les performances qu’Oli a accomplies pendant les années précédentes, c'était à mon avantage d'embarquer dans son programme d’entraînement. Même si je n'ai pas connu ma plus belle saison de compétitions, cela m’a grandement aidé. Je crois que le meilleur de ma carrière reste à venir. Je me sens en pleine forme, et ce, en partie grâce à Oli qui m’a initié à m'entraîner au gym.

Tu es pas mal connu dans la tournée Wake Dans’ Rue. Comment trouves-tu le nouveau set up de piscines que ProAm a monté en fin de saison?

Incroyable! Je suis très content pour Phil Joyal avec son nouveau set up. Sa tournée Wake Dans’ Rue va évoluer avec ce nouveau système de piscines. Avec les bassins plus volumineux, je me sens beaucoup plus en sécurité. J’ai plus d'espace pour effectuer mes manœuvres. C'est probablement un des plus beaux concepts de compétition auxquels j'ai eu la chance de participer. J’adore le fait de compétitionner en pleine ville devant le bar où nous allons prendre quelques bières après la compétition. Et tout cela montre bien aux gens une tout autre facette de ce sport.

Tout le monde sait que tu excelles sur les sliders. Ton niveau derrière le bateau s’est-il amélioré aussi depuis?

Ça s'est énormément amélioré. Il me reste quand même vraiment beaucoup de travail à faire. Mais je dirais que depuis l’automne, je me suis concentré beaucoup sur les rails au Projects. J'essaye d'être le plus différent possible des autres riders. Comme c'est ma force, je veux l'exploiter au maximum. Mais cette dernière année, j'ai eu la chance de passer la plupart du temps avec Olivier Derome pendant que j'étais au Projects et aussi avec Didier Godbout lorsque je travaillais à l'école de wake Orbite Sport à Saint-Jean-sur-Richelieu. Avec des machines de wake comme eux, je n'avais pas le choix de m'améliorer et cela a porté fruit!

C’est quoi tes objectifs pour 2009?

Premièrement, continuer à m’améliorer sur les rails le plus possible. Passer beaucoup de temps sur l’eau, en bateau et, naturellement, faire le plus de compétition possible : rail jam, pool jam. J’adore rider sur un set up avec des pools et un winch. Je veux aussi prendre beaucoup de photos avec différents styles de photographes. J’aimerais aussi passer le plus de temps possible en Floride. C’est tellement plaisant d’être là-bas! Tout est parfait ou presque! En gros, j’aimerais vraiment monter mon niveau de riding d'un cran.

Maintenant, que fais-tu de tes étés et où pourrons-nous te voir l’été prochain?

Comme je l’ai mentionné plus tôt dans l’entrevue, je travaille comme coach à l’école de wake Orbite Sport à Saint-Jean-sur-Richelieu. J'y passe presque tout mon été. Tout le monde est le bienvenu. Pour s’inscrire, il suffit d’appeler à la boutique Orbite Sport et le tour est joué. Les jeunes intéressés aux sports nautiques peuvent même bénéficier d’un camp de jour. Je serai aussi très souvent au Beach Club de Pointe-Calumet, car un petit tour au cable est toujours bien plaisant. Et finalement, je vais essayer de passer beaucoup de temps au lac paradisiaque des Derome, situé sur la 20 à Saint-Zotique. Je crois que je vais être très occupé cet été!

Qui sont les gens qui t’ont aidé le plus et que tu voudrais remercier?

Premièrement, mes plus gros remerciements reviennent à Jean-René Bertrand pour tout le soutien qu’il m’a donné en me permettant d’utiliser son bateau pour me pratiquer durant les deux derniers étés. Aussi, Joël Adair, car il a pris l’école de wake The Projects en charge et, malgré le fait que je n’étais pas très bon en anglais, il m’a donné la chance de m’améliorer à la fois en anglais et en wake en me permettant de passer vraiment beaucoup de temps en Floride. Il y a aussi Max Hénault de O'Neill Canada. Sans son appui, je ne serais jamais où j’en suis dans ma carrière. Et il y a Chris Guard de Gator Board Canada. Sans lui, je ne riderais pas avec le merveilleux équipement Gator. N’oublions pas la French Connection! C'est tellement motivant de rider avec Olivier Derome, Raphaël Derome, Didier Godbout, Jonathan Ferguson et Daniel Mavrey, quand il n'a pas trop froid...

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Yannick Thibault : Rail de 100 pieds

Ajouté:
2 an 28 sem. ago
By:
J-F Amiot
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