Salut Marie-Line! Comment t’est venu le goût de faire des sports nautiques?
Mon père était déjà beaucoup impliqué auprès des jeunes pour les Jeux du Québec et il m’a initiée dès l’âge de 4 ans. Par la suite, j’ai pratiqué le slalom, les figures, le saut et le wakeboard, puis j’ai fait mes débuts en compétition dans les circuits juniors du Québec.
Ton père aussi a vraiment une passion pour les sports nautiques depuis longtemps. Comment t’a-t-il initiée la première fois?
Dans notre famille, les jeunes enfants commençaient avec mon père directement sur ses skis, donc dès mon jeune âge, ce fut mon tour de découvrir ce sport.
C’est comment de partager cette passion entre père et fille?
C’est vraiment très spécial. J’ai observé mon père coacher pendant des années et j’ai beaucoup appris du ski nautique grâce à lui. C’est lui aujourd’hui qui m’appuie le plus dans les choses que j’ai entreprises dans le wakeboard. C’est vraiment important pour mon père d’être présent dans les compétitions et de me voir évoluer dans le sport.
Tu as participé à un camp de wake cet hiver en Floride, le Wakeboard Development Team Training Camp. Comment as-tu fait pour être invitée?
Présentement, je fais partie de l’équipe canadienne de développement en wakeboard et c’est le coach de l’équipe nationale qui a organisé ce camp pour l’équipe.
Où et avec qui avez-vous ridé? Comment tout cela s’est-il déroulé?
Nous avons ridé chez Rusty Malinoski en Floride, toute l’équipe ensemble, et Rusty a participé à une partie de notre entraînement durant cette semaine.
Qu’est-ce que tu as appris le plus durant ce camp d’entraînement?
J’ai réalisé que l’entraînement hors de l’eau est vraiment très bénéfique et cela peut avoir une très grande importance sur notre riding. De plus, durant le camp, j’ai découvert le yoga qui m’aide à avoir une bonne flexibilité et à pousser mon endurance au maximum.
Comment c’est d’être une wakeboardeuse au Québec? Est-ce que l’on peut pousser autant que les gars?
Je trouve que le niveau de participation chez les filles est en progression au Québec, même que dans les compétitions on considère de plus en plus la présence des filles en offrant des bourses aux gagnantes. Au niveau technique, je dirais que oui une fille peut être aussi bonne qu’un gars, mais physiquement on ne peut pas se comparer aux hommes, car ils possèdent une plus grande endurance physique que les filles.
Qu’est-ce que tu aurais à dire aux filles qui rident pour le plaisir, mais qui aimeraient pousser le sport comme toi tu le fais?
C’est important de participer à des compétitions si on veut progresser dans le sport puisqu’on est en mesure de voir d’autres styles de riding. De plus, il ne faut pas se présenter dans des compétitions en pensant tout gagner mais plutôt en voulant surpasser nos performances. Finalement, il faut vraiment être patiente et persévérante lorsqu’on pratique de nouveaux trucs.
Quels sont tes plans pour la saison 2009?
Participer à tous les contests au Québec, préserver mon titre de championne canadienne et améliorer mes performances dans les catégories open parmi les pros.
Y a-t-il des gens qui te sont chers et qui t’ont aidée que tu aimerais remercier?
Premièrement, je veux remercier ma famille, qui m’a toujours appuyée,
toute la gang du Wow Plaza, Marc Poirier, Oli, Raph Derome, Catherine Desrochers et Nathan Benson de Billabong, Simon Digiantomasso de Liquid Force, ainsi que le docteur Mark Burman et l’équipe d’action sport physio qui m’ont aidée à me remettre de ma blessure au genou.









