- What’s up Phil, comment as-tu été initié au wakeboard?
Pour commencer, mon père avait un bateau de plaisance quand j’étais tout jeune, rien de spectaculaire, mais ça faisait pour commencer. Je ridais sur le lac Brome à côté de chez moi. Comme la plupart des wakeboarders, j’ai commencé par le ski nautique et puis, vers l’âge de 10 ans, le wakeboard est devenu une vraie passion pour moi. C’est mon voisin Pier Girouard qui m’a permis de m’améliorer grâce à son super Air Nautique 210.
- Qu’est-ce qui t’a fait accrocher à ce sport et qu’est-ce qui t’a donné envie de pousser tes limites jusqu’où tu en es rendu maintenant?
Je me suis accroché assez vite parce que l’été, c’était quasiment la seule chose que je faisais. De plus, le snowboard et le skateboard donnent aux jeunes comme moi une très bonne base pour faire du wakeboard. C’est encore une fois Nicolas Hay, qui ridait avec moi pendant tout ce temps, qui m’a donné toute ma motivation. Nous étions plutôt au même niveau et nous faisions des compétitions constamment. Par exemple, je me souviens quand nous commencions à « flipper », nous essayions toujours de réussir le truc avant l’autre, question de montrer qui est le meilleur… Ha! Ha!
- Où est-ce que tu rides le plus souvent et quel est ton endroit favori pour rider?
La plupart du temps, je suis au lac Brome, mais il faut comprendre que je n’ai pas de bateau, alors le riding pour moi se fait très rare! Toutefois, le cable park de Pointe-Calumet s’adonne être une place que j’adore rider. J’essaye d’y aller une fois par semaine, question de me pratiquer le plus possible sur les rails. Ça m’est arrivé à plusieurs occasions l’été dernier de fabriquer des set up un peu partout. Deux d’entre eux sont présentés sur wake2wake.ca.
- Tu es quelqu’un qui préfère rider en boat ou sur les rails?
Sérieusement, j’aime plutôt les deux. Je ne suis pas meilleur en rails que je le suis en bateau. J’aime beaucoup les rails, par contre, à cause de leur accessibilité. La plupart des gens au cable park de Pointe-Calumet n’ont jamais ridé derrière un bateau. C’est ce qui fait que c’est un peu plus avantageux pour moi, car je peux me pratiquer sans n’avoir à compter sur personne pour pouvoir rider à ma guise. J’aime beaucoup le style qu’apportent les rails au wakeboard et j’aime beaucoup participer au Wake Dans’ Rue de ProAm.
- Au Québec, tu te démarques des autres riders. Pourquoi?
Simplement parce que les riders avec qui je compétitionne savent pour la plupart que je ne ride pas énormément et que je réussis quand même à me classer dans quelques compétitions. Mon style, quant à lui, n’est pas parfait, mais je n’ai pas vraiment le temps de l’améliorer, faute de pratique. Par contre, mes trucs sont toujours très gros et bien exécutés la majorité du temps. Ce qui me démarque des autres riders québécois, c’est le temps de pratique je dirais, mais je finis toujours par être à la hauteur!
- On te voit sur la scène du wakeboard au Québec dans les compétitions depuis déjà quelques années. Qu’est-ce qui te motive le plus à participer à celles-ci?
Ce que je trouve le plus intéressant dans les compétitions, c’est qu’on voit toujours les mêmes riders. Alors, tout le monde se connaît. Tous ont une bonne attitude, personne ne reste à part. Bref, c’est comme une grande famille.
- Parle-moi de ton meilleur moment passé sur l’eau.
J’ai bien aimé l’aventure au réservoir Baskatong avec l’équipe de S.G Sport Marine. Tout le monde était là pour avoir du fun. Nous sommes partis pour trois ou quatre jours avec une seule idée en tête : rider le plus possible. J’ai ridé avec J-F Gosselin, Stéphan et Kristian Cyr, André Teasdale, Max Hénault et plusieurs autres. Il n’a pas fait très beau cette fin de semaine-là, mais on a tous eu du fun à participer à une aventure comme celle-là.
- Quel est ton meilleur résultat de compétition de wakeboard en carrière?
Je dirai les Championnats canadiens de 2008 à Régina. J’ai terminé troisième dans ma catégorie « Jr. Men ». C’était la première fois que je montais sur le podium d’une grosse compétition comme celle-là. La semaine a passé plutôt vite avec une run par jour, pour à peu près cinq jours de suite, même s’il fallait attendre toute la journée pour rider pas plus que cinq minutes. Au moins, je ne suis pas revenu au Québec les mains vides!
- C’est quoi tes plans pour la saison 2010?
Cet été, je ne sais pas trop. Je travaille de plus en plus d’un été à l’autre et je ride de moins en moins. Je ne pense pas avoir la chance de me pratiquer beaucoup, mais ce qui est sûr, c’est que je serai présent aux compétitions. Habituellement, j’essaie d’en faire le plus possible. Même si je ne ride pas du tout entre deux compétitions pour me pratiquer, je ne compétitionne que pour le plaisir. Pour moi, c’est seulement une opportunité de rider et d’avoir du fun…
- Y a-t-il des gens et commanditaires que tu voudrais remercier?
Oui, j’aimerais remercier surtout J-F Gosselin parce que c’est lui qui m’a donné la chance de pouvoir rider un peu plus. Il m’a soutenu avec SG Sport Marine pour les compétitions auxquelles j’ai participé, mais aussi en me poussant toujours plus d’année en année. J’aimerais aussi remercier Pierre Giroux et Pierre Wilkie qui m’ont fait rider plusieurs fois derrière leur bateau au lac Brome. Sans eux, je n’aurais pas pu rider comme je l’ai fait.
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