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Entrevue avec Maxime Cartier: Un athlète à découvrir!

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Depuis quelques étés, Maxime y passe la majorité de son temps et il se trouve en bonne compagnie. Avec un plan d’eau calme et des « rails » à rendre jaloux les organisateurs de Wakestock, l’élite du wakeboard au Québec se donne régulièrement rendez-vous sur le site. Quand vient le tour de Maxime, on sent de l’excitation dans l’air, on se bouscule pour avoir une bonne place dans le bateau. C’est que Max, dans le jargon du métier, il va « big ». Cette qualité inspire le respect de ses camarades et lui donne la cote auprès des juges. Aller haut, aller gros, c’est l’essence du sport. C’est un art parfois négligé par une nouvelle génération qui se concentre plutôt sur le nombre de rotations qu’ils peuvent enchaîner. Quant à Maxime, il vous fera vivre une expérience pure et authentique : de la vitesse, de la hauteur et des longs « grabs ».

-Tu es un gars qui ride avec beaucoup d’amplitude. C’est quoi le secret pour aller « gros »?

Eh bien, j’imagine qu’il faut être assez agressif dans sa coupe, rider une planche O’Brien et puis avoir un minimum de courage pour ne pas avoir peur de payer à l’atterrissage.

-J’ai entendu de très bons commentaires à ton sujet d’un de tes camarades, Jonathan Ferguson. Il dit que tu devrais être considéré parmi le top 5 chez les Québécois. Est-ce qu’il a raison?

Joe a vraiment dit ça? Cool! Je suis tout à fait en accord avec lui! Non sérieusement, je crois qu’il est difficile d’établir un top 5 définitif, puisque chaque rider a ses forces et ses faiblesses. Donc, le palmarès peut varier d’un type de compétition à l’autre.

-Comment as-tu réagi quand tu as appris que tu étais en nomination au Gala Maestro le 8 août prochain?

J’ai été vraiment surpris! Je ne m’attendais vraiment pas à être nominé dans un gala de cette importance, en plus d’être choisi parmi les cinq meilleurs riders au Québec.

-Quelles ont été tes plus belles réussites l’été dernier?

J’ai été vraiment content de mon podium au Championnat québécois dans la catégorie « open » l’an dernier. C’était la première fois que je finissais sur une marche du podium dans un calibre aussi relevé.

-Quels sont les éléments qui ont le plus contribué à ta progression?

Il y a plusieurs facteurs. Tout d’abord, il y a mon père qui m’a incité à faire du wakeboard lorsque j’étais plus jeune. Sans lui, je ne crois pas que je ferais de planche aujourd’hui. Ensuite, il y a la grande générosité de la famille Derome au grand complet, que ce soit Julien qui me permet de rider dans son lac artificiel, Oli qui m’endure à la journée longue et qui me fait rire, Raf mon adversaire dans tous les domaines et partenaire dans le crime et, finalement, les trois beautés fatales France, Julie et Katherine qui sont toujours gentilles avec moi. Pour finir, Marc Poirier qui me coache et qui m’agace de temps en temps.

-Qu’est-ce que tu fais l’hiver pour te préparer à la saison de wakeboard?

Je n’ai pas vraiment de préparation pour la saison de wakeboard, si ce n’est que je fais pas mal de snowboard avec mes amis au cours de l’hiver au mont Avila. J’imagine que ça doit aider un peu à développer son style et sa stabilité.

-Qu’est-ce qu ça prend au niveau des habiletés sur l’eau pour bien se classer dans ta catégorie d’âge (au Québec)?

Compétitionner avec les Raphaël Derome de ce monde peut être parfois un peu pénible, mais je pense qu’il faut premièrement être constant, ensuite avoir relativement de l’amplitude dans ses figures et finalement avoir du style, ce qui n’est pas toujours évident (je parle pour moi…).

-Quels sont tes projets pour cet été?

Profiter des vacances, rider au max, essayer de me qualifier pour Wakestock et apprendre de nouvelles manœuvres.

-Quels sont les compétitions et les événements auxquels tu aimes participer et pourquoi?

J’aime bien Wakestock qui est l’une des plus grosses compétitions au monde, puisqu’on a la chance de voir beaucoup de pro riders à l’œuvre, en plus de profiter de la compétition de bikini… Ensuite, je dirais que le Championnat canadien est un événement auquel j’aime bien participer puisqu’on rencontre des riders des autres provinces.

-D’après toi, qui sont les riders que nous devons surveiller au Québec et pourquoi?

Trois noms me viennent à l’esprit : Julien Brazeau, Philipe Laflamme et Simon Reid. Jusqu’à maintenant, ils sont restés dans l’ombre, mais ils devraient très bientôt exploser et je crois que ça va faire mal…

-Est-ce que tu aimerais remercier des gens en particulier qui t’appuient dans la réalisation de tes objectifs?

J’aimerais grandement remercier mes parents, qui m’ont toujours appuyé, la famille Derome, Marc Poirier malgré ses quelques jeux de mots douteux, Jonathan Ferguson, Fred Gendron, Normand Boivin, Mike Tyson, mes commanditaires : le Pop Board shop, Lost, Jet Pilot, Straight Line, les excellentes planches O’Brien, mes parents encore une fois et… je crois que c’est pas mal tout... Désolé pour ceux que j’ai pu oublier, je vous remercierai en personne!

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