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Profil d’un rider : Julien Brazeau-Séguin

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– Salut Julien! À quel âge as-tu commencé à pratiquer les sports nautiques et comment t’est venue cette passion pour le wakeboard?

Vers l’âge de 8 ans, mes parents m’ont initié au ski nautique. Je me souviens encore de ma première paire de skis. Je les utilisais très peu dans une année. À mon 12e anniversaire, ils m’ont loué une planche de wakeboard. Évidemment, après cette journée, je n’ai plus jamais utilisé mes skis! J’ai voulu découvrir ce sport, car il m’avait semblé similaire à un sport que je pratiquais déjà avec beaucoup de passion, soit la planche à neige.

– Déjà, à 14 ans, tu as commencé à te faire connaître sur la scène québécoise en tant que jeune relève en gagnant ta première compétition, le Championnat québécois dans la catégorie « boys ». Comment t’est venue l’idée de participer à cette compétition.

L’idée de participer à des compétitions m’est venue l’année précédente lorsque j’ai assisté au Championnat canadien à Montréal en 2005. Le fait de regarder les meilleurs au Canada m’a donné l’envie de me lancer en compétition la saison suivante.

– Le fait de gagner cette compétition t’a motivé en quoi par la suite?

Le fait de gagner dès ma première compétition m’a certainement encouragé à pousser encore plus dans le sport. Il est évident que le Championnat québécois à Saint-Zotique m’a donné confiance dans la poursuite de ma carrière. Par la suite, j’ai misé sur plus d’heures d’entraînement dans le but d’aller participer au Championnat canadien.

– Pour pouvoir commencer à pousser à cet âge-là, il faut un bon coup de pouce de ses parents. Dis-moi comment ceux-ci l’ont fait.

C’est seulement à l’âge de 15 ans que mes parents ont fait l’acquisition d’un bateau de wakeboard chez S.G. Sport Marine. Les années précédentes, je m’entraînais occasionnellement derrière un bateau de plaisance bien ordinaire. Après l’acquisition du Super Air Nautique 210, j’ai remarqué une grande évolution dans mes performances. Un autre coup de main que mes parents m’ont donné, c’est leur énorme soutien lors de mes entraînements et mes compétitions, tant financièrement que psychologiquement.

– À part tes parents, qui t’a le plus influencé et aidé à apprendre et pousser dans ce sport?

La première personne qui a influencé ma carrière, c’est un rider que j’ai rencontré sur ma rivière. Kristian Pépin, avec sa grande expérience, m’a largement aidé dans les débuts de mon apprentissage sur l’eau. Par la suite, j’ai été approché par Jean-François Gosselin de S.G.Sport Marine, qui a été mon premier commanditaire. Par la suite, Julien Derome m’a permis de rider sur son lac artificiel, ce qui m’a incité encore plus à vouloir performer avec l’utilisation du plan d’eau idéal. Olivier et Raphael mon appris plusieurs techniques d’entraînement de même que Marc Poirier avec ses conseils d’expérience. L’année dernière, Normand Boivin, de O’Brien, Lost, Jetpilot et Straight Line, a décidé de me prendre dans son équipe.

– En 2007, tu as participé au Championnat canadien et tu as fini troisième dans la catégorie « junior men ». Qu’est-ce que tu as appris le plus de toute cette expérience-là?

Cette expérience m’a grandement aidé à bien gérer mon stress, car c’était ma meilleure performance à vie. Le championnat m’a aussi fait prendre conscience qu’il faut toujours avoir confiance en soi et ne jamais douter.

– Tu exécutes plusieurs manœuvres de haut niveau que peu de Québécois sont capables de faire, comme des Roll to Blind, Tootsie Roll, KGB… C’est quoi ta recette miracle pour les réussir?

Tout d’abord, pour parvenir à exécuter de nouvelles manœuvres, je dois avant tout visualiser le truc dans ma tête. Je le décortique et chaque petit détail fait toute la différence. Pour mon premier flip, j’ai regardé longuement chaque détail dont Shaun Murray parlait dans son film Detention. Aujourd’hui, j’ai de très bons entraîneurs, comme Oli et Raph Derome, qui m’ont grandement aidé pour plusieurs petits détails. Oui, il est vrai qu’ils me donnent de bons conseils, mais je dois tout de même regrouper toutes les informations en un seul moment qui dure à peine deux secondes.

– D’après toi, quels sont les bonnes aptitudes à avoir pour devenir pro en wake et se démarquer sur la scène au Québec?

L’aptitude primordiale que chaque rider devrait avoir est la passion pour le sport. Chaque fois que tu mets ta planche dans tes pieds, tu dois ressentir un sentiment de passion pour ce que tu t’apprêtes à faire, de toujours rester attentionné et puis d’avoir du plaisir à le faire.

– Comme dans tous les sports extrêmes, il y a de bons risques de blessures. Même que presque tous les pros en ont eu l’expérience. L’été dernier, tu as goûté à ta première blessure. Comment as-tu pris ça?

Eh bien, ma blessure est survenue le 11 août 2008, la journée avant mon départ pour le Championnat canadien à Régina en Saskatchewan. Cependant, je n’avais pas perdu tout espoir de pourvoir participer, car mon genou droit me faisait souffrir seulement lors de gros impacts. Malheureusement, j’ai été incapable d’exécuter mes manœuvres. J’ai été grandement déçu, car j’avais travaillé très fort toute l’année pour arriver à me préparer spécifiquement pour cet événement. Tous mes efforts ont été anéantis.

– Par la suite, tu t’es remis à l’entraînement avec un « brace » pour rider et tu n’as pas eu besoin d’opération. Quel est ton plan d’attaque pour la saison prochaine.

Eh bien, après six mois de rencontres avec le physio et le médecin sportif, j’ai pu finalement recommencer mes activités normales. Aussi, j’ai décidé de me faire faire un plan d’entraînement pour la saison qui s’annonce bientôt. Mon entraîneur, Nicolas Racine, m’a préparé un plan dans le but d’éviter certaines blessures et d’équilibrer mon corps pour devenir plus stable sur ma planche.

– Ou est-ce qu’on va pouvoir te voir rider l’été prochain et quelles sont les compétitions auxquelles tu voudrais participer?

Les trois compétitions que je cible particulièrement cet été sont le Wakestock à Toronto, à la fin juillet. Par la suite, il y a le Championnat québécois et le Championnat canadien en Ontario ainsi que la compétition au Casino de Montréal en juin, organisée par S.G. Sport Marine. Finalement, je m’entraîne au WOW Plaza à Saint-Zotique, le lac artificiel de la famille Derome.

– As-tu des amis et des gens qui t’ont aidé dans ta carrière de rider que tu aimerais remercier?

J’aimerais remercier mes parents, qui m’ont toujours apporté leur soutien, Julien Derome pour l’utilisation de son lac, Raph et Oli pour leurs techniques de pros, Marc Poirier, Jean-François Gosselin, Simon Goyette, Kristian Pépin, Jonathan Ferguson, Fred Gendron et Normand Boivin, de même que mes commanditaires : Air Nautique, S.G. Sport Marine, O’Brien, Lost, Jetpilot, Straight Line et Pop Board Shop. Merci tout le monde!

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