Sans contredit, le début de la saison 2009 a été l’un des meilleurs pour plusieurs riders québécois. Dame Nature nous a gâtés avec des mois de mars et avril beaucoup plus chauds que la normale, ce qui a fait fondre la neige beaucoup plus vite et fait déborder quelques plans d’eau....
Pour chaque shooting que j’ai organisé, j’ai personnalisé le type de rail par rapport à ce que les boys voulaient rider. Le tout avait pour mission de créer un set up unique avec le minimum d’investissement en argent possible. J’ai préparé et construit les obstacles dans mon garage et les ai transportés jusqu’au spot avec une remorque. Ensuite, en arrivant sur les lieux, il ne restait qu’à assembler le projet voulu, à installer le winch et à le rider.
Set up no1 : le samedi mars, 25 degrés C
Ce set up des plus simples a été l’un des plus plaisants à rider. Avec environ 50 pieds de box, Tibo a suggéré de construire un long flat bar pour se remettre dedans et pratiquer nos figures de l’été d’avant. De mon côté, ce fut l’un des plus faciles à confectionner. Toutes les pattes étaient de la même taille et ce fut construit en moins de 30 minutes. J’avais choisi un solide crew pour commencer la saison en force avec Tibo, Yan Lucky Lecomte, Alex Savoie et moi-même. Tout le monde a super bien ridé et on a tous eu d’excellents shoots. Un gros merci aux frères Plouffe et Mike Doire pour le coup de main donné pour la préparation du set up et le démontage.
Set up no 2 : le jeudi 2 avril, 18 degrés C
Étant donné que Tibo était parti rider au RedBull Wakelab en Arizona, le crew cette fois-ci consistait de Savoie, Paré, moi-même et de deux nouvelles recrues, Dave Powell et Beaver. On avait comme objectif de remonter d’un cran le niveau de difficulté de l’obstacle par rapport à la dernière session, mais heureusement il y avait un bon pied d’eau. C’était le plus haut niveau qu’on a eu cette année à ce spot. Alors, on a décidé de construire un relentless. Du côté de Powell et Beaver, c’était leur vraie première ride de l’année. Alors, ils étaient quand même assez nerveux. C’est Savoie et Powell qui se sont lancés les premiers. Le module n’était pas facile. Ce n’est qu’après plusieurs essais qu’on a commencé à bien le rider pour ensuite rentrer quelques bonnes figures. Beaver décida finalement d’affronter le rail malgré le fait qu’il le trouvait très imposant. De plus, c’était la première fois qu’il ridait avec un winch. Il l’a bien réussi du premier coup et nous a fait quelques solides boardslides. Paré, par la suite, a lancé quelques bons frontboard pour le kodak et est reparti avec sa blonde et son chien à la maison. Ce fut ensuite à mon tour pour clore la session. Il commençait à faire plutôt froid et la fatigue rentrait aussi en ligne de compte. Malgré tout ça, j’ai décidé d’affronter et d’imposer mon rythme sur le slider. Assez rapidement, j’ai catché la bonne coupe pour bien maîtriser le slider. Mais c’est là que j’ai décidé de passer aux choses sérieuses avec un boardslide to switch frontboard. J’ai finalement passé de la plus haute partie à la plus basse et suis tombé dans la côte, ce qui m’a valu deux côtes fêlées et huit semaines de convalescence. Depuis le temps que je ride, je savais bien que ça faisait partie de la game, car je n’en étais pas à ma première blessure.
Set up no 3 : le dimanche 19 avril, 13 degrés C
De tous les sets up bâtis cette année, c’est celui-là qui m’a demandé le plus de temps et d’énergie à construire, car il y avait deux obstacles et c’était de loin le plus gros construit à cette date. J’avais conçu ces deux géants avec l’entremise de Raph Derome qui m’avait suggéré cette idée le soir précédant la séance de photos. Pour le premier set up, il m’a demandé de faire deux flats bars décalés d’environ deux pieds. Je lui ai alors demandé si ça serait cool de construire le premier flat en up et le deuxième en down et il m’a répondu positivement. Pour le deuxième rail, Raph m’avait envoyé une vidéo d’un module semblable qui était au Projects. Je lui ai demandé alors si on pouvait le monter sur le gazon pour mettre un peu plus de challenge à tout ça et pour faire de meilleures photos. Après plus de six heures de construction chez moi, ce ne fut pas chose terminée. La mission ne faisait que commencer, car le tout a pris plus de cinq heures d’assemblage sur le terrain. Le crew cette fois-ci était composé de Tibo, Raph Derome, Max Cartier, Marc Poirier et Alex Savoie. Un facteur semi-sketch était qu’il ne restait que de 6 à 8 pouces d’eau dans le petit étang, ce qui rendait le tout un peu plus dangereux. Mais heureusement, il n’y a eu aucun blessé et tout le monde a eu bien du plaisir. Mention d’honneur à Max Cartier qui, selon moi, a rentré le plus gros trick de la soirée : un frontside lip to backside lip sur le up down. Aussi, autre mention à Marc Poirier qui, malgré ses 32 ans, a été quand même capable de shreder avec les kids. Ce fut toute une session et tous ont affirmé avoir eu beaucoup de fun.
Set up no 4: le samedi 25 avril, 15 degrés C
Après un shooting à Granby avec Yan Lecomte, on a décidé de monter encore chez Léon pour lui construire un deuxième set up de la journée à sa hauteur. Le tout a été conçu directement sur place. Le slider était planté dans le gazon de A à Z. On avait monté un box de 2 pieds de large avec un pop d’un pied, mais dans six pouces d’eau et d’une longueur de 45 pieds. Il y avait une drop d’un bon sept pieds au bout de celui-ci. Une fois tout construit, c’est l’épuisement de la journée qui a fait que Lecomte a décidé de ne pas risquer de se blesser et de renoncer en raison d’une grosse semaine de tournage à Toronto qui l’attendait. Alors, les projecteurs se sont tournés sur Alex Savoie qui en a profité avec une session en solo. Mention spéciale à un de ses plus beaux nose press à vie, selon ce qu’il m’a lui-même affirmé.
Vous voyez maintenant qu’il ne faut pas grand-chose pour pouvoir rider et s’amuser dans l’eau. Un petit plan d’eau avec seulement quelques pouces d’eau entre deux magasins d’un centre commercial, c’est amplement pour s’amuser. Regardez partout autour de vous et vous serez bien surpris de voir combien d’endroits du genre on peut rider. Il s’agit ensuite de trouver un matériau sur lequel on peut glisser et un peu de bois, et voilà. On peut même remplacer le winch par une automobile ou même un scooter à la limite. Pas besoin du gros bateau de wake qui est extrêmement dispendieux et qui prend beaucoup d’essence. Usez un peu de votre imagination et plaisir garanti!
Si vous connaissez des spots de ce genre dans votre région et que vous pensez que c’est l’endroit idéal pour faire des séances de photos, prenez-en quelques-unes et envoyez-moi le tout à info@wake2wake.ca. Qui sait, on pourrait peut-être aller monter un set up dans votre coin!









