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Léon Prise 2

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Du wakeboard à la mi-mars au Québec! Qui serait assez fou pour briser la glace aussi tôt en saison? C’est le samedi 13 mars que l’équipe de wake2wake.ca, aidée de l’IWC, a réalisé un tel défi. Plusieurs riders assoiffés de sensations fortes étaient au rendez-vous pour faire partie de la première vraie session de jib de la saison.

Avec des températures frôlant les 10 degrés qui s’annonçaient pour le week-end, c’était le temps parfait pour monter un stunt et entamer la saison. J’ai donc lancé un appel à quelques riders pour essayer de trouver un endroit pour rider. C’est finalement moi qui ai trouvé deux endroits qui pouvaient avoir du potentiel pour monter le premier slider de la saison. J’ai alors donné rendez-vous à Alex et trois de ses amis au premier spot qui était à cinq minutes de chez moi.

À notre arrivée sur les lieux, l’endroit semblait excellent pour monter un gros set up. Le plan d’eau n’était pas trop creux, assez long et parfait pour une session de winch. Mais il y avait un vice caché, il y avait environ deux à trois pieds de vase au fond. C’était un peu inconcevable de construire et planter un rail avec un fond de la sorte.

Alors, Boucher m’a demandé si j’avais un autre endroit où l’on pouvait rider. Je lui ai répondu qu’on pouvait peut-être aller au magasin de meubles Chez Léon sur l’autoroute 30 à Saint-Hubert, pas loin des Promenades Saint-Bruno, là où on avait ridé l’an passé. Mais le problème était que j’étais allé voir trois jours auparavant et le bassin était encore gelé. Alors, Boucher m’a suggéré d’apporter des haches et des pelles, et qu’il y avait sûrement moyen de briser la glace, de l’enlever et de rider.

À notre arrivée sur les lieux, il y avait une belle glace bleue de six à huit pouces qui recouvrait tout le bassin. C’était assez égocentrique de penser de briser la glace, de l’enlever et de rider dans ce bassin gelé. J’ai quand même demandé aux boys s’ils étaient vraiment prêts à rider et si ça leur tentait de pelleter toute la glace. Ils n’étaient pas trop sûrs et se demandaient combien de temps il faudrait pour le faire. J’ai pris alors l’initiative et essayé, ce qui les a motivés à commencer à pelleter.

On s’est donc habillés pour aller dans l’eau et on a commencé à casser la glace et à la sortir du bassin. Lorsqu’on a mis les pieds dans l’eau pour commencer, on s’est vite rendu compte que l’eau était beaucoup plus froide qu’on ne pouvait le penser. On était à peine capables de rester deux minutes les pieds dans cette eau glaciale. Il fallait penser à une solution rapide. Vince Gagnon, qui s’était aussi joint à nous, nous a suggéré d’acheter des bottes de pluie. Il en a trouvé au Wal-Mart le plus proche pour 13 $ la paire. Après deux heures de pelletage, nous avions à peine la moitié de fait. La mission était pas mal plus difficile qu’on pouvait l’imaginer. En fin de journée, Beaver, un autre soldat, est venu nous donner un coup de main avec des cuissardes. Nous avons donc fini de pelleter le tout deux heures plus tard pour un total de quatre heures. Il commençait un peu à être tard et nous avons pris la décision de revenir le lendemain, le samedi 13 mars, pour monter le set up et le rider.

Le samedi venu, nous sommes tous arrivés à midi sur les lieux pour entamer la construction du module. Nous avons décidé ensemble de construire un flat bar de 60 pieds. C’est vers 15 h que la glace fut finalement brisée. C’est Alex Boucher qui s’est lancé le premier sur le rail. Il était comme un enfant de huit ans sur son premier skateboard. Par la suite, ce fut au tour de Phil Laflamme et Merlin d’essayer le rail. Phil a réussi à nous impressionner avec quelques gros trucs stylés. Lorsque Phil et Merlin ont eu fini leur session, ce fut ensuite au tour de Sebastien Langelier et Yannick Emmons de se lancer sur celui-ci. Malgré leur première session de winch à vie, ils nous ont quand même grandement surpris avec quelques bons tricks bien landés. Et pour clore cette session, Beaver nous a exécuté quelques solides noseslides.

Après cette session inoubliable, nous avions envie de remettre ça le plus vite possible. J’ai donc suggéré de laisser le rail sur place pour revenir le rider le mardi et le mercredi car on annonçait des températures pas loin des 15 degrés Celsius, pas mal pour la mi-mars!

C’est avec la même petite gang de planchistes que nous répétions l’expérience. J’avais aussi lancé un appel sur Facebook pour tous ceux qui voulaient venir rider avec nous et qu’ils étaient les bienvenus. Alors, plusieurs nouveaux riders se sont joints à l’équipe dont Marc Aubry, Guillaume Pérusse, Cynthia Dion, Camélia Barrière, Félix David, Dave Powell et Yannick Thibault.

Ce fut toute une expérience pour chacun des riders d’avoir ridé aussi tôt en saison. Le fait d’avoir pelleté pendant une journée toute la glace dans l’eau glaciale a montré la détermination que pouvait avoir un rider lorsqu’il veut vraiment rider. Ce fut aussi un record pour chacun et aussi sur la scène québécoise d’avoir fait du wake aussi tôt en saison, soit un 13 mars. Ce sera probablement assez dur à battre pour les années futures. Mais bon, si on est fin février et que vous voyez de l’eau quelque part avec du monde qui pratique le wakeboard, dites-vous que c’est probablement la même gang de planchistes crinqués qui essaient encore une fois de battre le record!

Commentaires

Portrait de Yann Roy
Yann Roy on mar, 06/22/2010 - 09:47

Y fesais-tu assez frette...

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