On s’entend pour dire que le wakeskate est un sport nautique et une adaptation du wakeboard. Mais saviez-vous que son évolution date de bien avant le wakeboard, soit vers la fin des années 70 et débuts 80 avec le freeboarding ou wakesurfing?
Originalement, les riders utilisaient des surfs derrière le bateau de type longboards (planches de surf mesurant plus de 8 pieds et généralement pour les petites vagues). Mais éventuellement, l’évolution pris son cours vers des planches beaucoup plus petites, ce qui a permis plus de maniabilité et manœuvres, dont des airs (sauts) directement sur le dos de la vague. Puis, l’industrie des sports nautiques s’est finalement dirigée vers les fixations, ce qui a résulté d’un focus imprenable sur l’évolution du wakeboard pour les années suivantes. Ensuite, le wakeskate est de retour dans le décor seulement dans le milieu des années 90, et l’ascension a repris son élan. Le sport est devenu rapidement populaire dans la jeune culture des boardsports à travers le monde, mais sans aucun doute plus accru dans son pays d’origine, les États-Unis.
Un des aspects importants qui attirent plusieurs pratiquants vers ce sport, contrairement au wakeboard, est sa progression sans le besoin d’un énorme bateau spécialisé et dispendieux, nécessaire pour créer une vague appréciée par les wakeboarders afin d’aller chercher un maximum de hauteur et temps d’exécution. Plusieurs alternatives sont plus accessibles comme les motomarines. Celles-ci offriront peu de vague. Par contre, elles seront plus adéquates pour des plans d’eau peu profonds ou même pour des sessions plus intenses sur des modules rails dû à une excellente maniabilité résultant de plus de passages et dans un temps plus court. Un autre moyen dernièrement populaire et très abordable est le treuil, plus connu sous le nom de winch, conçu à la base spécifiquement pour le wakeskate. Un deuxième aspect considérable, sinon prémordiale, demeure la pureté et simplicité du sport, mais en contre partie, son degré de difficulté ainsi que son niveau technique des plus élevés par rapport au wakeboard. Pour la plupart, ces manœuvres viennent directement d’une base du skateboard contrairement du snowboard, davantage associé au wakeboard. Les trucs sont impressionnants et irréalisables pour la majorité des intéressés. L’évolution ne donne aucun signe d’essoufflement et demeure des plus difficiles à suivre tellement les limites sont repoussées d’un degré inimaginable et d’une rapidité effrayante.
De plus, ces dernières années et pour plusieurs, le wakeboard semble s’être essoufflé. L’évolution des trucs a ralenti considérablement malgré des produits et accessoires des plus futuristes. On a pu assisté à des rotations comprenant un ou deux demi-tours de plus sur la vague, à des modules énormes ou seulement plus excentriques, à des cascades plus farfelues les unes que les autres. Mais tout compte fait, le degré de difficulté et le « wow » ce sont appaisés de façon pratiquement dramatique.
On assiste alors à un retour aux sources, et la porte est grande ouverte pour le wakeskate. C’est alors qu’au doute de plusieurs depuis son implantation dans le sport et ses débuts lents et ennuyeux dans le monde des compétitions, il arrive à son apogée avec autant sinon plus de popularité et de respect que son « grand frère ». Il a conquis et été vu par des milliers d’amateurs partout sur le globe, publiés dans divers magazines internationaux et pris places de choix sur des covers de magazines spécialisés portant même des titres comme Wakeboard et Wakeboarding. En plus, celui qu’on croyait fait pour les petites exécutions minimalistes est maintenant prêt pour les manœuvres vagues-à-vagues, et parlons de grosses vagues, derrière des bateaux chargés à blocs, afin de propulser ses trucs au prochain niveau, c’est-à-dire avec hauteur et intensité démesurées… souvenez-vous, le tout sans fixations!
Au cas où dans les années à venir il y aurait développement d’une rivalité, ce que je doute, on pourrait alors assister à un combat vers une gloire médiatique et de popularité qui dirigerait chacune des disciplines vers une continuation sans fins de leurs évolutions respectives. Si je peux me permettre… voir même de sauver le wakeboard.









