Salut Tony! Depuis déjà quelques années, on entend ton nom circuler sur la scène québécoise de wakeboard. Comment t’est venue ta passion pour le sport et depuis combien d’années le pratiques-tu?
– La première fois que j’ai touché au wakeboard, je devais avoir 8 ans. Mes parents avaient une « fifth wheel » et des motomarines. Toutes les fins de semaine, en plus des vacances de la construction, nous étions sur l’eau. On faisait de la « tripe » et du wakeboard. Par la suite, mes parents ont acheté un bateau de wakeboard. Un beau jour, JF Gosselin était venu nous montrer ce qu’était le vrai wakeboard. On a été abasourdis par toutes les manœuvres et l’amplitude qu’il prenait. De là, je me suis concentré à sauter mes deux vagues. Depuis, j’ai toujours continué d’évoluer chaque été.
Assez vite, tes parents ont vu un bon potentiel en toi et ont décidé d’acheter un bateau de wakeboard. Comment cela a pu t’aider dans ta progression.
– Avec les motomarines, je faisais seulement des petits trucs de base sur l’eau. Dès que j’ai pu « rider » en arrière d’un bateau, j’ai sauté de plus en plus haut pour finalement en arriver à faire du vrai wakeboard.

Par la suite, tu as fait la rencontre de Dominic Lizotte et il t’entraîne depuis ce temps. Est-ce que cela t’a aidé à améliorer ta technique sur l’eau?
– Dominic est un bon motivateur. Il est aussi content que moi quand j’apprends de nouvelles figures. Il pousse mon niveau de wakeboard et m’a vraiment aidé dans mon cheminement.
Après toutes ces années passées sur l’eau, qu’est-ce qui fait que tu as encore autant la passion pour ce sport?
– J’aime progresser et me donner des objectifs. Chaque niveau atteint me permet alors de rêver à de nouveaux trucs. J’aime aussi beaucoup être dans cette atmosphère.

Indy Grab poké backside
Au championnat québécois 2010, tu es arrivé premier dans ta catégorie. Pour toi, comment est constituée une bonne run de compétition?
– Je pense qu’il est important de montrer aux juges que tu peux tout faire. Les juges recherchent le « rider » idéal, celui qui peut tout faire. Il faut faire des inverts, des beaux spins orientés dans plusieurs sens, des figures en switch, quelques trucs plus stylisés et il faut aussi toucher au rail.
Comment te sentais-tu après avoir fini ta run?
– J’étais fier d’avoir bien performé et de montrer aux autres ce que je savais faire et d’être finalement le champion de ma catégorie. Tout au cours de ma run, chaque truc atterri était comme une petite victoire au fond de moi. Pour bien répondre à ta question, quand c’était fini, j’étais fier, mais j’ai senti que c’était comme une belle victoire qui finit bien la saison.

Backlip sur son a-frame de 120 pieds
Pour toi, est-ce que c’est aussi important de rider vague à vague, sur les rails ou les deux?
– Pour ma part, je m’entraîne plus derrière le bateau, car c’est ma spécialité et j’ai plus accès au bateau. Mais je pense que les rails, c’est important aussi puisqu’il commence à y avoir beaucoup de compétitions de rails. Je pense qu’un rider est meilleur et plus complet lorsqu’il ride les deux.
Qui a été ta plus grande source d’inspiration depuis tes premiers moments sur l’eau jusqu’à aujourd’hui?
– J’ai eu plein d’inspirations dans le wakeboard. C’est un peu pour ça que j’ai continué à vouloir évoluer, mais je crois que lorsque je vois une ride de Raphaël Derome derrière le bateau, il n’y a rien qui m’inspire plus que ça!

Tailgrab lors d'une session chez Splash
Y a-t-il autre chose dont tu aimerais parler?
– Cette année, je peux conduire, donc je vais essayer de rider beaucoup sur le câble pour m’améliorer dans les rails et dans le câble en général. Je vais essayer de faire le plus de compétitions possible, incluant les petits rail jams.
Y a-t-il des gens que tu aimerais remercier?
– Mes parents, Dominic et Mathieu Lizotte, J-F Gosselin, Dave Powell, la gang de Saint-Zotique, Charles Duperon, The Projects et Dean Lavelle









