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Le wakeskate vu par Yan « Lucky » Lecomte

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La première fois que j’ai rencontré Yan Lecomte, c’était à Drummondville sur le bateau de l’ASN, par l’entremise de Yan Joseph, un de mes bons amis d’enfance. J’en étais à mes premières armes en wakeboard (les seules d’ailleurs) et c’était la première fois que je voyais un athlète de planche nautique exécuter des manœuvres comme des tantrums, des backrolls ainsi que des rotations à 360 et 540 degrés. À ce moment-là, j’étais bien loin de me douter que cinq ans plus tard, ce petit gars du Centre-du-Québec allait accrocher ses fixations…

Pour lui, ce changement de cap signifie un retour aux sources. Lorsqu’il a débuté la pratique des sports nautiques, Yan avait débuté sur un wakeskate pendant environ un mois. Durant cette période, il a pris connaissance des nombreuses manœuvres inversées pratiquées en wakeboard et c’est à ce moment que le gymnaste qui sommeillait en lui l’a orienté vers ce sport. Toutefois, l’an dernier, il sentait qu’il commençait à plafonner et le plaisir de pratiquer ce sport diminuait de plus en plus.

Phil Joyal et le Wake Dans’ Rue

Constatant cela, Yan s’est remis à faire du wakeskate pour le plaisir du sport. Il a recommencé à pratiquer ses vague-à-vague, ses shuv-it et 360 shuv-it. C’est lors de sa prestation au Wake Dans’ Rue de Repentigny que l’étincelle est apparue. Phil Joyal a eu une bonne conversation avec lui et il lui a recommandé de se concentrer entièrement au wakeskate. À partir de ce moment, il a commencé à annoncer à ses amis et à ses commanditaires que sa carrière nautique allait prendre un chemin différent.

Créativité, patience et innovation

Depuis son retour au wakeskate, Yan a retrouvé l’inspiration qui l’avait amené à pratiquer les sports nautiques. Pour lui, le wakeskate est synonyme d’innovation, de créativité et de polyvalence. Cependant, il met en garde ceux qui croient que ce sport est plus facile à apprendre que le wakeboard. Les manœuvres sont peut-être moins imposantes physiquement, mais il faut s’armer de beaucoup de patience, car les trucs ne se font pas en criant lapin!

Pour ceux et celles qui croient que l’on doit posséder des habiletés spéciales pour se lancer sur un wakeskate, détrompez-vous! Selon Yan, tout le monde peut pratiquer ce sport. « On n’a pas besoin d’avoir été un planchiste à roulettes ou un planchiste à neige pour apprécier les beautés de ce sport. Il faut seulement avoir la soif d’apprendre quelque chose de nouveau et surtout d’aimer l’eau! Car, au début, on lui rend souvent visite! »

Pour Yan, l’aspect créatif de ce sport est très important. « On peut faire du wakestate en bateau, en motomarine ou au parc câblé, mais il existe aussi les treuils mécaniques. Alors, la seule chose qu’il nous reste à faire est de trouver le « spot » qui va nous permettre de « rider ». Une fois que c’est trouvé, l’imagination fait le reste. »

C’est exactement ce qui s’est passé lors de sa dernière visite au Camp GHP. En arrivant sur les lieux, Yan savait déjà qu’il voulait faire un kick-flip par-dessus le quai de Yann Roy. Pendant que Math Couture plaçait son matériel de photographie, Yan a pratiqué son truc un bon moment. Quelques photos plus tard, Yann Roy a dit à Lucky qu’il avait récupéré quelques barils vides égarés sur la rivière et lui a demandé si ça lui tentait de faire de quoi avec ça. Après avoir placé le tout sur le quai, Lucky s’est lancé avec des gros ollies par-dessus les barils ainsi que des gros Frontside 180.

Wakeskate P.Q.?

En début d’année, Yan a réalisé trois voyages à Orlando. C’est pendant ses périples qu’il a pu constater à quel point ce sport a grandi et joue maintenant coude à coude avec la planche nautique en termes de popularité. Au Québec, ce n’est pas encore tout à fait comme ça. « Ici, le sport est encore très peu connu. On est peut-être quatre ou cinq planchistes à pratiquer ce sport-là en permanence, dont moi, toi, Yann Roy, Phil Joyal et Max Parmentier à Trois-Rivières. Par contre, quand on va au parc câblé, on remarque de plus en plus de gens qui s’y intéressent. »

Yan Lecomte fait maintenant partie de l’équipe O’Neill avec les Olivier Derome, Yan Tibo et Didier Godbout. Selon lui, le fait que Max Hénault l’ait recruté dans l’équipe démontre à quel point ce sport-là est maintenant pris au sérieux. « On va avoir de la publicité sur des panneaux au beach club et ailleurs dans les revues où l’on va voir du wakeskate avec des athlètes d’ici. Alors, ça peut juste aider le sport à grandir. Max Hénault fait vraiment un travail colossal pour ça. De plus, Liquid Force me commandite maintenant mes planches. Alors, tout ça mis ensemble fait en sorte que ça peut juste prendre de l’ampleur au cours des prochaines années. En plus, comme il y a moins de « skaters » que de planchistes nautiques, on se fait remarquer plus par les filles, car on est comme une certaine denrée rare, ha! ha! »

En route pour Wakestock

Au moment d’écrire ces lignes, Lucky était en route pour Wakestock. Gageons que ce petit séjour à Toronto lui permettra de caresser une autre de ses ambitions : rider avec les pros tels que Danny Hampson, George Daniels, Brendan Thomas et Reed Hansen.

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Wakeskate avec Yan Lecomte

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2 an 45 sem. ago
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Fast Motion
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