À la suite d’un été exceptionnel du côté des conditions pour la pratique des sports nautiques, nous nous sommes entretenus avec un acteur important sur la scène du wakeboard au Québec, soit Jean-François Gosselin. Toujours très impliqué dans son sport et dévoué à le faire progresser auprès des jeunes et moins jeunes, Jean-François s’est forgé une forte expérience et beaucoup de crédibilité dans le sport. Il fait maintenant face à un nouveau défi puisqu’il agira à titre de directeur de la nouvelle succursale de Sport Marine, qui ouvrira ses portes sous peu dans la région de Mirabel.
Photos : Yann Roy

Étant donné que tu as commencé en tant qu’athlète et que tu es maintenant plus impliqué au niveau des ventes, peux-tu nous dire à quoi a ressemblé ton été 2011?
On a eu une très belle saison en 2011. Le superbe été nous a donné un gros kick pour les bateaux. On a ressenti beaucoup plus d’engouement que lors de l’été 2010, en partie à cause du beau temps qu’on a eu.
Où en êtes-vous rendus avec le Projet Nord, qui est d’ouvrir un concessionnaire Sport Marine dans la région de Mirabel?
Depuis environ deux ou trois ans, le projet est devenu de plus en plus sérieux. Cet été, nous étions censés être en construction, mais on a eu des changements de dernière minute. On a trouvé le temps modifier les plans du bâtiment durant notre été chargé, pour aboutir tout récemment avec un résultat très intéressant. En ce moment, nous sommes en attente d’une approbation avant de commencer à construire et être opérationnels à l’été 2012.
Vers quelle année as-tu commencé à t’investir dans le wakeboard? Qu’est-ce qui t’a amené à t’embarquer dans ce sport?
J’ai commencé quand mon père a loué un chalet au lac Massawippi vers la fin de mon bac en éducation physique à l’Université de Montréal. J’ai commencé à faire du ski nautique et j’ai vu un gars en wakeboard sur le lac. Je trouvais ça pétant. Dans la même semaine, j’ai vu une émission à RDS qui parlait de wakeboard avec tous les gros noms du temps. Je capotais en voyant les figures qu’ils faisaient. Ça m’a donné un kick et j’ai voulu en faire derrière mon bateau, un vieux Cadorette de 16 pieds avec un moteur hors-bord. Après l’obtention de mon bac, j’ai pris une année sabbatique et je suis allé enseigner le ski nautique en Martinique. C’est là que j’ai vraiment commencé à rider et progresser.
Ça a toujours été important pour toi de promouvoir le sport et de le faire connaître, n'est-ce pas?
J’ai rencontré plusieurs Québécois dans les Club Med en hiver. L’été, en revenant au Québec, j’allais chez ces gens pour continuer à leur enseigner le sport. J’ai donc commencé à me promener de lac en lac, et c’est devenu mon emploi d’été.

C’est à ce moment que tu as démarré ta propre entreprise du nom de X Tour?
Et voilà! De là, j’ai fondé X Tour. J’ai immatriculé le nom de la compagnie et des partenaires autour de moi ont commencé à s’y intéresser. Ma plus belle réalisation est probablement les sessions de cours X Tour qui m’ont amené à m’investir en tant que coach et organisation. J’ai découvert beaucoup d’aspects de moi à travers ça, surtout dans la communication et la vente.
L’époque X Tour s’est déroulée surtout vers la fin des années 90. Pourrais-tu nous expliquer, selon toi, la différence entre la scène du wakeboard à cette époque et celle d’aujourd'hui?
Là où j’ai vécu la grosse coupure entre mon époque et celle actuelle, c’est lors de l’arrivée des sliders, qui est venue de l’influence du snowboard et du skateboard. J’étais vers la fin de mon investissement en tant qu’athlète et mon intérêt de compétitionner a diminué en même temps que l’arrivée des sliders. À ce moment, j’ai commencé à investir plus de temps dans la business que dans la pratique. Aujourd’hui, je peux sincèrement dire que les sliders ont changé le sport et ça a apporté une belle évolution avec les winchs et les câbles.

Est-ce que tu penses que l’industrie du wakeboard est en bonne santé ici au Québec?
Je pense que le sport en soi est bon. Il n’y a pas de croissance, mais le sport a atteint un plateau stable. Une chose qui est certaine, c’est qu’on vend de plus en plus de bateaux, ce qui veut dire que plus de monde en fait. On a également beaucoup de demandes dans le ski nautique, qui semble redevenir populaire. J’ai donc le feeling que le sport évolue encore.
À quoi peut-on s’attendre de J-F Gosselin au cours des prochaines années? Quels sont tes plans à long terme?
L’année 2010-2011 a été une grande année pour moi. Je me suis marié et j’ai eu un enfant. Alors, c’est plus l’aspect familial qui embarque. Ça change, mais la passion reste là. Le projet de Mirabel est aussi un bon step dans ma carrière. J’ai passé de prof d’éducation physique à rider de wake, puis à prof de wake. Et là, je suis représentant et chef des ventes chez Sport Marine. Tout ça est une belle évolution qui m’amène à être un directeur de succursale à Mirabel.

Jean-Francois au centre en compagnie de son équipe de rider de chez Sport Marine.










